Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 14:19

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Dre Parker se retrouve sujet à des changements radicaux dans sa vie courante. Son père décédé, sa mère est mutée par son travail à Benjing en Chine, ce qui n’enthousiasme pas vraiment le jeune garçon.  Au bout de quelques jours, il se retrouve pris dans une bagarre au sein de son école, impliquant Cheng, l'un des garçons les plus doués en Kung Fu, qui lui fait définitivement perdre le respect de ses camarades de classe.

Témoin de cet affrontement, Mr Han, professeur de Karaté à la retraite, embauché par les Parker comme gardien, décide d'aider Dre à regagner le respect de son entourage en lui enseignant les vraies valeurs du Kung-Fu …

 

Inspiré du film de 1984 de John G.Avildsen, intitulé Karaté Kid ou Le moment de vérité, anthologie des Karaté Kid, ce remake conserve les thèmes principaux de son prédécesseur, à savoir la relation d’amitié entre un maître et son élève et la présentation du karaté comme un véritable art martial et non plus comme un simple sport de combat.

 

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Si le scénario reste le même, l'aménagement et le décor changent complètement. En remettant les enjeux au goût du jour, le remake s'affranchit alors sans mal de son modèle pour devenir une sorte de récit de voyage, un grand dépaysement et l’adaptation à une culture différente. La splendeur des paysages chinois et un message positif complètement agréablement un divertissement d’excellente facture.

 

Ce remake est aussi réussi que l'original et l'alchimie entre Jackie Chan et Jaden Smith est pour beaucoup dans le plaisir éprouvé à la vision de cette comédie familiale. Jackie Chan, plus sérieux qu'à l'accoutumée, fait preuve d'un charisme exceptionnel face à un gamin prometteur, grande révélation de ce film.

Pour accentuer la lutte du jeune garçon dans sa quête d’existence, ce remake balaye plus ou moins son corps d’origine, quitte à sacrifier certains côtés bouffons de l’original.


L’humour est ici plus froid et plus discret, au point de présenter Jackie Chan dans un de ses rôles les plus sobres, en vrai pince-sans-rire mais qui assume malgré tout sa cinquantaine en maître vieillissant et usé. De ce fait, c’est la dimension du combat physique qui profite de cette évolution dans la dimension intime qui lui donne son sens : la compétition finale est bien plus explicite sur l’enjeu de la résolution du drame intime du héros, et la fin attendue est ainsi encore plus touchante.

Ce Karaté Kid version 2010 est une vraie réussite, à tel point qu’une suite est déjà envisagée … pour le plaisir de tous !

 

Dorothée 

 

Note : 14/20   

 

 

POINTS FORTS

 

- Jaden Smith incarne parfaitement

- Formidable alchimie entre Jaden Smith et Jackie Chan

- De belles scènes d’émotions, de principes, de valeurs

- Une belle métaphore sur le rapprochement de deux géants mondiaux ennemis

- De magnifiques panoramas et de belles scènes de combat

- Un film familial et un bon divertissement

 

POINTS FAIBLES


-  Jackie Chan n’est pas assez mis en avant et donc réalise trop peu de scènes de combat (une seule et unique) ce qui est bien dommage compte tenu de son potentiel

Le jeune garçon parvient à maîtriser le chinois et devient maître Kung Fu en seulement 2 mois, ce qui paraît peu plausible

 

 

 

 

 

Sortie en salles le 18 août 2010

Film américain / chinois d’arts martiaux

Réalisé par Hararld Zwart

Avec Jaden Smith, Jackie Chan, Traji P.Henson

Titre original : The Karate Kid

Durée : 2h19

Distribué par Sony Pictures

Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 18:12

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Tout juste prêt à entamer ses études d’ingénieur dans la prestigieuse Université de New York, Moose est recruté par un dénommé Luke pour faire parti de sa bande de street dancers. Plus que de simples amis, ils sont les membres d’une grande famille et logent tous ensemble dans ce qu’il nomme « le coffre », un grand entrepôt où ils vivent et s’entraînent au premier étage et au sous-sol, se trouve une boîte de nuit qui leur rapporte un peu d’argent. Ensemble et sous le nom de la dream team « Les pirates », ils vont se mesurer aux meilleurs break-dancers du monde au cours du « World Jam » dont l’issue changera leur destin à tout jamais …

 

Il s’avère presque inutile de répéter une fois de plus que le scénario n’est pas très inventif, ni très captivant, ni novateur. On se retrouve dans le même contexte que les précédents films du genre : on assiste à un affrontement entre gentils et méchants, pauvres et riches adolescents autour de batailles de street dance dont l’issue finale est de remporter la victoire lors du grand tournoi mondial. L’intrigue virevolte entre amour, trahison, passion pour aboutir au même résultat final : les gentils gagnent et l’avenir leur sourit tandis que les perdants pleurent sur leur sort.  

 

Pourtant, Sexy Dance 3 amisé gros et en ressort grand vainqueur. Le film brille et excelle parce que c’est un film de danse digne de ce nom comme on n’en avait pas vu depuis longtemps. En effet, ce troisième opus de la saga fait de nombreuses références au genre musical, cinématographique et visuel, qui ne laisse pas indifférent.

 

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Les chorégraphies acrobatiques sont époustouflantes. On a l’impression de revenir à un montage qui laisse la place à la notion de plan, avec des prises de vues plans-séquences très appréciables. Battles endiablées, jeux de hanches dévastateurs, absolument tout est fait pour que l’on prenne plaisir à regarder évoluer cette troupe de danseurs survoltés. L’implication des jeunes danseurs n’est pas à mettre de côté. La réalisation du film faite par le héros n’est pas dénuée de sens. En effet, cela permet de comprendre leur point de vue sur la danse. On assiste à différentes visions de ce que représente la danse pour ces jeunes. On n’assiste pas seulement à l’habituelle tirade « la danse m’a sauvé de tout … » mais au contraire, on comprend que la danse a eu un impact précis dans la vie de chacun (que ce soit la possibilité de s’intégrer à un groupe, de ne pas être jugé pour son apparence, de se faire respecter et de se défouler dans une discipline …).  


Le film rend même aussi de grands hommages à de véritables légendes. Ainsi, Fred Astaire est à l’honneur lors d'un plan séquence où Moose, jeune gringalet dégingandé, danse dans les rues de Manhattan et apporte un sympathique clin d’œil au musical des années 1950. On retient aussi le superbe hommage à Gene Kelly, un danseur-automate bluffant, interprété par un des danseurs de la troupe qui fait de nombreuses apparitions à couper le souffle.

Par rapport à ses prédécesseurs, on s’aperçoit rapidement que dans cet opus, les chorégraphes ont franchi une étape supplémentaire. Bien qu’ils aient repris certains éléments du deuxième volet, comme danser sur l’eau, c’est une réussite parce que la scène nous en met pleins les yeux et l’ajout de la 3-D accentuent certaines prises de vues, de quoi s’en mettre pleins les yeux.


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La plus grande réussite et la meilleure raison d’aimer Sexy Dance 3-D est sans aucun la façon qu’à le réalisateur de filmer la danse. Il parvient à combiner pure énergie et souplesse, ardeur robotique et « smooth attitude » à la Mickael Jackson, à mi-chemin entre les ballets abstraits de Busby Berkeley et la décontraction affolante d’un Stanley Donen.  Sexy Dance 3D retrouve la grâce des musicals d’antan, lorsque les mouvements étaient filmés dans leur intégralité.

Ajoutez à cela l’utilisation habile de la 3-D et on obtient un film aux prises de vues grandioses et spectaculaires. Depuis Avatar, peu de films en 3-D ont été convaincants, voire décevants tels Le choc des Titans ou Le dernier maître de l’air. Soit l’image était laide et dénaturée, soit la 3-D était inutile voir inexistante.

 

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John Chu semble parfaitement maîtriser la complexité de la 3D. C'est bien simple, les corps semblent flotter dans les airs, prendre possession de l'espace comme on ne l'avait pas ressenti depuis longtemps dans une comédie musicale.

 

Une main fait levier sur le sol pour faire tournoyer un corps quelques centimètres seulement au dessus du bitume, et c'est le danseur qui semble se détacher de l'écran pour investir quelque chose comme une distance entre lui et le reste du monde. C'est un peu un rappel des évidences, mais la danse n'est pas seulement une question de rythme, de corps à corps avec soi, comme les acteurs le répètent à l'envi dans le documentaire que réalise le héros (être soi-même ou être un autre par la danse, telle semble l'alternative), mais tout autant une question de distance à parcourir ou d'effet de surplace, d'élévation et de fuite, d'expansion ou de rétractation.


Jon Chu, le réalisateur, accentue d'autant cette dimension là par l'usage qu'il fait du relief, et donne à sentir au spectateur ce que peut être l'action de danser (l'énergie des parties dansées est incroyablement communicative).

 

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Dans cette optique, la 3D décuple et met en scène une des interrogations majeures des personnages : trouver sa place au sein d'un groupe, de la société et dans la vie courante. Cela leur permet ainsi de se sentir exister parce que la danse nous pousse à être nous-mêmes. On assiste donc à des remises en questions, des problèmes moraux et sociaux, des prises de conscience qui font tout de même réfléchir. Les personnages cherchent à étudier la danse et la physique. Ils se posent aussi une question existentielle à savoir les valeurs de la famille. 

 

La 3D permet donc aussi de laisser entrevoir de fortes émotions et est aussi un atout pour certaines scènes non dansés. Par exemple, l'image du héros en tenue sombre, perché sur le toit d'un immeuble, contemple la ville blanchie par la lumière du matin. La solitude du personnage et le mouvement de vertige sont procurer par la 3D. C'est le même procédé utilisé lors de la séquence où un traître, passé dans le camp adverse, vient lancer un ultimatum à ses anciens camarades à travers une grille. La 3D vient accentuer la distance qui sépare désormais les deux hommes, le relief dédoublant la symbolique visuelle de la grille pour donner le sentiment des deux camps opposés qui vont s'affronter. Quand l'un d'eux touche le grillage, c'est ainsi toute une logique d'espaces antagonistes qui est mise en scène. 


Entre références cinématographiques, figures célèbres du cinéma, chorégraphies originales et époustouflantes, on assiste à un véritable plaisir visuel que l'on ne peut que contempler avec admiration. Les fans du genre seront ravis de voir enfin un film de danse digne de ce nom. John Chu utilise brillamment la 3D et il était plus que nécessaire de le souligner !


Dorothée

 

Note : 14/20   

 

 

 

 

Sortie en salles le 18 août 2010

Film de danse américain

 

Réalisé par John Chu

 

Avec Adam G.Sevani, Sharni Vinson, Alyson Stoner

 

Titre original : Step Up 3-D

 

Durée : 1h47

 

Réalisé par Universal Pictures

 

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Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Critiques
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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 10:26

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Air, Eau, Terre, Feu : l'équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments et l’Air dont le peuple a été décimé. Il s’allie à Katara, une Maîtresse de l’Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu et rétablir la paix avant qu'il ne soit trop tard...

 

Tiré de la série animée à grand succès produite par Nickelodeon, Le Dernier Maître de l'Air est le premier des trois chapitres retraçant le combat d'Aang pour sa survie.

 

On peut dire que Night Shyamalan aura fait tout son possible pour remonter la pente. Bien qu'il ait toujours réalisé des films particuliers issus de son imagination, ces derniers n'ont pas toujours eu l'effet escompté ni la gloire qu'il attendait. Alors ne cherchait-il pas à défier la chronique en s'attaquant ici à une série animée légendaire ...

 

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Toutes les critiques finissent par assassiner son nouveau film « Le dernier maître de l’air » (rebaptisé ainsi puisque "Avatar" avait déjà été pris en 2009) parce qu’il n’a pas assez respecté l’œuvre originale. Il a décidé de se confronter à un univers qu'il ne connaissait pas mais qu'il souhaitait exploré parce que ses filles étaient fans de la série. Toutefois, il se perd dans un univers qu'il ne connaît pas ou trop peu et commet de grosses erreurs que les fans ne lui pardonnent pas.

 

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Il confond les races ethniques et ainsi dénature l'origine même de ce conte. Asiatiques et inuits dans le dessin animé, les héros sont devenus caucasiens dans le film. Les méchants, caucasiens dans la série sont devenus des Indiens. C'est une maladresse qui ne peut être oubliée surtout lorsque les personnages se comportent comme de véritables américains et qu'on ne perçoit aucun trait particulier et aucun impact de l'Asie ! De ce fait, on s'aperçoit que les acteurs eux-mêmes ne sont pas convaincus par leur rôle et ne dégagent aucune émotion particulière. De même, le personnage de Aang ne semble pas impliqué par sa mission et ne donne pas l'impression d'avoir un lourd point sur ses épaules alors qu'il est pourtant l'Elu !


 

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Il nous emmène dans un univers de conte, bien trop long pour être passionnant et finit par ennuyer. De plus, on s’attend à avoir une suite puisqu’il commence son premier épisode en l'intitulant « Livre I : L’eau ». On pense donc que son scénario et tout son film confondu sera à la hauteur de son ambition … Malheureusement c'est en vain !

 

L'incorporation de la 3D s'avère inutile voire sujette à dénaturer le plaisir de l’image en soi. De ce fait, il est déconseillé de le voir en 3D car les visuels sont dix fois plus appréciables en 2D et ainsi cela évite aussi de dépenser plus d’argent inutilement.

 

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Les scènes de combat pourraient être intéressantes mais bien trop longues avec des ralentis interminables brisent le rythme qui aurait pu être donné au film. Du coup, on apprécie moyennement les exploits du jeune garçon puisqu’on assiste toujours aux mêmes mouvements, aux prises de vues quasi identiques, à des effets loin d’être spectaculaires si ce n’est la fin à connotation biblique.

 

Mais il ne faut pas exagérer non plus !

Ce n'est pas le terrible film catastrophique que décrit la presse et les fans. Ce n'est pas non plus le pire film que l'on n'ait jamais vu ! Il faut reconnaître qu'il est difficile voir même osé de réduire une saison entière d'une série à un film parce que l'on ne comprend pas les enjeux, l'histoire profonde, l'intrigue et c'est ainsi que le réalisateur passe à côté de nombreuses choses qui ont marqué les téléspectateurs ...

 

Shyamalan a encore une fois voulu faire grand … trop grand ! Son idée aurait pu être à la hauteur des attentes mais on oublie très vite même trop vite son film d’1h47 (surtout parce qu'on a vu bien mieux avant) et peut-être … balayé par le vent comme une légère poussière !

 

 

Dorothée

 

Note : 10/20    

 

 

POINTS FORTS 

 

- Un bel effort de vouloir retranscrire sur grand écran une légendaire série animée

- Belle connotation biblique à la fin du film

- Les visuels ne sont pas si mauvais vu en 2D

 

POINTS FAIBLES 


- La 3 D est inutile et dénature les prises de vues

- Les scènes de combat n'ont rien de spectaculaires

- Les acteurs ne semblent pas impliqués ni concernés par leur rôle

- L'histoire n'est pas fidèlement retranscrite

- La longueur du film provoque l'ennui

 

 

 

 

Sortie en salles le 28 juillet 2010 

Film américain d'aventure

Réalisé par M. Night Shyamalan

 Avec Noah Ringer, Dey Patel, Nicola Peltz 



Titre original : AVATAR : The Last Airbender


 

Durée : 1h47


 

Distribué par Paramount





Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 09:44

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Dom Cobb dirige un groupe d'extracteurs, voleurs professionnels qui pénètrent dans les esprits via les rêves pour y voler des informations. Le rêveur dort non loin des extracteurs eux-mêmes endormis, reliés à un appareil qui délivre à chacun un sédatif et qui met en commun l'univers du rêve du dormeur initial. La souffrance est ressentie, mais la mort en rêve n'entraîne que le réveil. Cobb porte sur lui une petite toupie métallique pour savoir s'il est dans un rêve ou dans la réalité, toupie qui tourne incessamment dans le premier cas ou qui finit par tomber dans le second. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant et de vivre auprès de ses enfants, à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. 

 

La première question à se poser est : comment faire une critique parfaite d'un film parfait dont l'ingéniosité dépasse l'entendement ! Impossible de décrire le génie du réalisateur, la beauté des visuels et la qualité du scénario en quelques phrases, même une page !


Tout est parfait : le scénario est original, bien construit et ficelé comme il se doit. Le casting est digne des plus grands parce que les acteurs font tous d'excellentes prestations et s'imprègnent parfaitement de leurs rôles. Les visuels, prises de vues, effets spéciaux sont dantesques, grandioses, impressionnants, de quoi en mettre plein la vue.  

 

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Le cadre et l’environnement du film sont très variés. Ainsi, on passe du Maroc à Tokyo en passant par Paris, Londres, Los Angeles et les Rocheuses canadiennes. On distingue un petit clin d’œil à Batman Begins et The Dark Knight par la présence d’un immeuble londonien en particulier que l’on retrouve dans Inception.

 

Tout comme Blade Runner, James Bond ou Matrix, Inception est un de ses grands classiques incomparables qui n'arrivent que tous les dix ans. 

 

Pendant près d'une heure vingt, le spectateur se retrouve en pleine fiction du rêve sur trois étages : trois niveaux d'inconscient superposés que le réalisateur Christopher Nolan maintient en montage parallèle, sans jamais à l'écran établir de différence, multipliant les distorsions spectaculaires : couloir en circonvolution, villes qui se replient sur elles-mêmes, jeux d'eau vertigineux, juxtaposition d'architectures hétéroclites. 

 

Le septième long métrage de Christopher Nolan révolutionne une fois de plus le 7ème art. Après Memento, en 2000, The Dark Night en 2008, il revient avec Inception en reprenant les mêmes principes de son tout premier film pour la trame, c’est-à-dire de changer l’ordre chronologique des différents éléments du script initialement rédigé. Il exprime très bien le fait qu’Inception va être grandiose : « A partir du moment où il est question de rêves, le film doit être réalisé à la plus grande échelle possible » a-t-il déclaré à Empire. Il lui a fallu huit années pour réaliser son propre rêve et permettre à ce projet d’aboutir. Ainsi, ce long-métrage qui ne coûtait que 30 millions de dollars il y a 8 ans s'estime aujourd’hui à 170 millions. Inception reste à ce jour son plus grand film en prises de vues et effets visuels.

 

 

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Inception crée un univers de rêve dont on ne conçoit pas la dimension. C'est l'image même du spectateur qui se rend au cinéma pour vivre dans l'imaginaire, la fiction et avoir l'impression de rêver éveillé. Desnos décrivait bien cet état : ces "rêveurs assis, emportés dans un nouveau monde auprès duquel la réalité n'est que fiction peu attachante."


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On comprend rapidement que le personnage principal interprété par Leonardo Di Caprio ne peut dormir et vivre que dans le rêve. Comme le disait si bien Freud "Chaque rêve qui réussit est un accomplissement du désir de dormir." Comment pouvons nous en effet concevoir notre vie uniquement basée sur nos rêves ? Comment réussir à dormir si on ne parvient plus à différencier le rêve de la réalité ? Ce sont des questions primordiales entre rêves et réalité, entre réel et iréel que soulèvent Christopher Nolan avec beaucoup d'ingéniosité.  

 

On en ressort perturbé, émerveillé, le cerveau à l'envers, avec la certitude d'avoir vu un GRAND FILM digne de ce nom et l'envie de le revoir sans hésiter !

 

 

Dorothée 

 

Note : 18/20  

 

 

POINTS FORTS 

 

- Une idée originale pour un réalisateur d'exception

- Un scénario palpitant

- Enfin un film qui fait réfléchir et laisse libre court à la pensée

- Un casting à la hauteur de son mentor

- Un magnifique clin d'oeil à Marion Cotillard et à "La Môme"

- Des prises de vues splendides 

- On ne comprend la réalité des choses que dans la dernière minute du film ...

 

POINTS FAIBLES

 

- La durée du film qui peut paraître trop longue, stressante et pesante dans un environnement à huit clos

- La chute finale qui nous fait passer en quelques secondes du rêve fantastique à la triste réalité

 

 

 

Sortie en salles le 21 juillet 2010

Réalisé par Christopher Nolan

Avec Leonardo Di Caprio, Joseph Gordon Lewitt, Elle Page,

Cillian Murphy, Michael Caine et Marion Cotillard

Thriller américain et de science fiction

Durée : 2h28

Distribué par Warner Bros

 

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Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 18:05

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La série relate l'histoire du légendaire Spartacus, esclave thrace entraîné au métier de gladiateur dans le ludus de Batiatus. Il va mener la première révolte des esclaves en 73 avant Jésus Christ.

Spartacus et son mouvement sont considérés par certains modernes comme le plus ancien événement de l'histoire du mouvement social. Le symbole reste fort et le mouvement de la gauche communiste allemande, ainsi que l'insurrection lancée par lui, prendront le nom de « spartakiste ».

Son histoire est célèbre entre autres grâce au film de Stanley Kubrick réalisé en 1960 dans lequel Kirk Douglas interprétait brillamment l'acteur principal.

 

Telle Rome, Spartacus fait preuve de grand réalisme quant à l'empire romain avec la manipulation et noirceur ambiante teintée de violence et de sexe. La réalisation est excellente et offre des combats superbes, épiques où le sang coule à flots. On assiste à un chemin croisé entre 300 et Rome. La série appâte donc l'audimat en ne se fondant que sur la violence, le sexe et la décadence, points incontournables de cette époque.


Le contexte historique est dévoilé au grand jour entre coups bas et trahisons de la vie romaine qui participent à cette ambiance délétère.


L’acteur qui incarne Spartacus n’est pas forcément mis en avant, devenant une bête de combat dès le début et cela change des clichés habituels. Cela provoque parfois un ralenti dans les premiers épisodes où le sexe et les instincts primaires sont mis à l’honneur plus que le reste.  Mais la série finit par trouver ses marques et monte en puissance pour un dernier épisode grandiose de la célèbre révolte des esclaves …



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En outre, on s'interroge sur le choix des acteurs comme celui de l'acteur principal, inconnu au batayon, qui incarne pourtant une véritable légende. En effet, cet acteur australien n'a interprété qu'un grand rôle auparavant, celui de l'archange Gabriel dans le film éponyme de Shane Abbess en 2007. On comprend rapidement que chez les gladiateurs, ce n'est pas forcément le jeu d'acteurs qui fut recherché mais le charisme de ces derniers avec un joli minois et une plastique impeccable. 


Andy Whitfield est pourtant entouré d'acteurs connus qui apportent à la série une grande qualité et de bonnes prestations d'acteurs. John Hannah (La Caravane de l'étrange, La Momie) endosse bien le rôle de l'infâme Batiatus, dominus du ludus, avide de pouvoir, prêt à se corrompre et à tuer tout ce qui bouge pour obtenir la richesse et la renommée. De même, sa femme Lucretia, interprétée par Lucy Lawless avait déjà fait ses preuves dans de nombreuses séries TV dont Xena La guerrière, dans laquelle elle incarnait l'héroïne, The L World, ou encore des films comme Angel of Death et Histoires Enchantées

 

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Une bonne série pour ceux qui franchiront le cap des premiers épisodes, qui adhéreront au style et qui ne veulent pas réfléchir. Pour les autres ou les âmes sensibles, passez votre chemin !

 

 

Dorothée

 

Note : 12/20   

 

 

Voir aussi la critique

http://www.leblogducinema.com/2010/04/27/critique-serie-spartacus-blood-and-sand/

 

 

 

 

 

 

Série en production - 2 saisons, 13 épisodes

Première diffusion aux U.S.A. le 22 janvier 2010

Créée en 2010

Avec Andy Whitfield, Lucy Lawless, John Hannah 

Titre original : Spartacus : Blood and Sand

Série historique américaine

Durée d’un épisode : 42 min

 

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Par Dorothée - Publié dans : Séries - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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