Coco Chanel née Gabrielle Bonheur Chanel (1889-1971) n'a jamais eu un destin tout trace et pourtant ! Elle deviendra une célèbre créatrice mondiste et une styliste de renom pour
ses créations de haute couture et de parfum. Après la mort de sa mère en 1895, son père la confie avec ses deux soeurs à un orphelinat religieux pour pouvoir refaire sa vie. A dix-huit ans, celle
qu'on n'appelait pas encore Coco mais Gabrielle se voit contrainte de trouver un travail. Elle est confiée aux dames chanoinesses de Moulins qui lui apprirent le pointilleux métier de couseuse.
Elle y retrouve sa tante Adrienne qui avait le même âge et les mêmes ambitions de s'en sortir. En 1903, habile à manier le fil et l'aiguille, elle fut placée en qualité de couseuse dans une
maison spécialisée en trousseaux et layettes. La jeune femme se découvre alors une vocation : mettre les femmes en valeur par leur tenue. Ces mêmes années, Gabrielle chante dans les cafés
concerts "Ko-ko-ri-ko" et "Qui qu'a vu Coco ?", chansons qui lui voudront son surnom.
Pour Coco, au diable les corsets. Elle se bat pour son indépendance et se donne l'image de véritable révolutionnaire du monde vestimentaire. Elle s'évertue à libérer les femmes par ses créations
alliant simplicité et confort. Elle leur préfère des lignes épurées, des pantalons, pantacourts, T-shit à rayures, tout ce qui est simple et surtout confortable.
Sa rencontre avec Etienne Balsan, officier de la cavalerie, lui vaut de vivre à ses côtés dans son château. Mais elle refuse de se faire entretenir par qui que ce soit et le quitte afin de se
lancer dans la fabrication de chapeaux à Paris. Elle est aidée par Boy Capel, meilleur ami d'Etienne, qui est aussi éperdument amoureux de la jeune femme. Mais la fierté de Coco la fera passer à
côté d'une belle histoire avec Boy. Elle préfère mettre toute son énergie dans la construction de la Maison Chanel, le travail de toute une vie.
Pour aller plus loin
La télévision devance le cinéma et met en images pour la première fois sur France 2 le 29 décembre 2008 à 20h45
l'histoire de cette incroyable couturière. Ce téléfilm en deux parties, réalisé par Christian Duguay, retrace les débuts de la créatrice. Deux fortes têtes incarnent le
personnage de Coco : l'américaine Shirley MacLaine incarne la couturière de retour de Suisse à 71 ans ; l'actrice slovaque Barbora Bobulova campe la jeune
coco à partir de ses 18 ans dans toute sa pugnacité.
Coco Chanel lève le voile sur la jeunesse de la couturière. Elle s'était inventée une enfance fortunée aux côtés de ses tantes après le décès de sa mère. La réalité est
bien plus tragique et propice à cette adaptation télévisée et France 2 ne s'est pas gêné pour mettre en avant tous les affres de cette femme légendaire.
Il faut reconnaître que le film possède de nombreux atouts qui ne laisse pas les spectateurs indifférents.Anne Fontaine s'imprègne magistralement de ce biopic tout comme Audrey Tautou qui se
déleste par son jeu exceptionnel du mimétisme avec son modèle, malgré sa troublante ressemblance avec Coco Mademoiselle. Audrey Tautou est Chanel par son regard froid et pénétrant, par son
innocence devant un monde dont elle est tantôt la complice tantôt elle s'en affranchit.
Dorothée
Note globale : 12/20 pour le
film 14/20 pour le
téléfilm
POINTS FORTS
- Grande prestation d'Audrey Tautou
- Le film retrace bien l'histoire de Gabrielle Chanel
- L'environnement est attachant
POINTS FAIBLES
- Le film est une retranscritpion exacte du téléfilm qui lui colle à la peau
- Aucune surprise par rapport à sa précédente adaptation
- Trop de copies de ce biopic en peu de temps - Il manque une
tension dramatique même si le film respecte le biopic
LE FILM
Film Français
Genre : Biopic
Sortie en salles le 22 avril 2009
Réalisé par Anne Fontaine
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Marie Gillain, Alessandro Nivola
Durée : 1h50
Distribué par Warner Bros
Hugh Laurie, de son vrai nom, James Hugh Calum Laurie est à la fois comédien, scénariste, compositeur, chanteur et
écrivain britannique. A 49 ans, il atteint enfin le sommet de la gloire et reçoit le prestige qu'il mérite.
Hugh Laurie est déjà un grand pianiste au sein du groupe Band From TV, dont Greg Grunberg (Matt Parkman dans
Heroes) est le batteur et James Denton (Mike Delfino dans Desperate Housewives) est le chanteur et guitariste.
Inconnu au bataillon avec la célèbre série du Docteur House, Hugh Laurie n'en ai pourtant pas à son premier coup d'essai. On a pu le voir dans certains films américains,
qui n'ont pas eu un énorme succès mais dont sa prestation reste tout de même intéressante.
- En 1996, il interprète Monsieur Palmer dans Raisons et sentimentsde Ang Lee
- En 1997, il est Jasper dans Les 101 Dalmatiens - En 2005, il joue le rôle de Ian dans Le Vol du Phoenix
Mais ce qui a surtout marqué les mémoires, c'est sa présence dans Au bout de la nuitde David Ayer en 2008, où il endosse le rôle du Capitaine Biggs aux côtés de Keanu
Reeves et de Forrest Whitaker. Et en 2009, il prêt sa voix au Docteur Cockroach dans Monstres contre Aliens.
Ses talents d'écrivain ne sont pas d'aujourd'hui puisque son ouvrage The Gun Seller, dont la traduction française est Tout est sous contrôle, a
été rédigé en 1996 et publié en Angleterre en 1997. A cette époque, Hugh Laurie n'était pas suffisamment connu en Europe pour que son oeuvre soit publiée au grand public. Mais c'est en 2006 que
le livre sort en Espagne, puis en 2008 en Pologne et enfin en France en 2009. L'auteur a alors acquis une grande notoriété.
L'histoire est fondée sur l'existence du personnage central, nommé Thomas Lang, qui est un ancien militaire. Il est engagé pour tuer un riche homme d'affaires, Mr Wolf, et est payé
cash pour cette prestation de la somme de 100 000 dollars. Non seulement il refuse ce contrat d'assassinat mais en plus, il prévient la cible que sa vie est en danger et qu'on cherche à
l'abattre. Thomas Lang se plonge alors dans un cercle périlleux et un guêpier plus que dangereux. Il était loin de s'attendre aux répercussions de ces agissements et de la tournure
catastrophique de la situation à son égard.
L'humour sarcastique du Docteur House est bien présent dès les premières pages. Dans ce thriller, le personnage principal est aussi intéressant que dérangeant dans le déroulement de l'action.
De son vrai nom, Aurélien Cotentin, Orelsan cultive une vision du Rap qui ressemble étrangement à celle d'Eminem aux Etats-Unis, mais qui déroge à la règle par de nombreux points. Loin de prôner
le mythe de l'American Dream, Orelsan cultive l'image du jeune en mal de vivre, victime du système et qui décrit une réalité toujours très trash !
Il est loin d'avoir la langue dans sa poche mais c'est ce qui
semble plaire à ses fans ! Il rit de tout et mord la vie à pleine dent comme ci aucun tabou n'existait à ses yeux. Rien n'est trop vulgaire pour lui, tout est dévoilé au risque d'être censuré
...
Repéré par le producteur Skread (Booba, Diams, Nessbeal), le beatmaker que le Rap s’arrache, se transforme en beast-maker pour offrir à son
louveteau une direction artistique en béton armé. « A la base je faisais des instrus, je rappais juste pour m'amuser, rigole Orel. Maintenant je rappe parce que j'aime bien être seul dans mon
coin et réfléchir à toutes les conneries que je n'ai pas pu dire dans la vraie vie. J'essaye de toujours mettre de la technique pour que mes textes soient efficaces. C'est un peu ma façon de me
venger et de passer mes frustrations ». Il s'avère excellent, en tête d’affiche de ses débris de vie, grand témoin d’une jeunesse blasée, qu’il a lui-même écumée.
Enfin, ses fans auront le plaisir de le voir à certains concerts importants :
- Le 13 mai 2009 : Au Bataclan à Paris
- Le 22 mai 2009 : L'Affranchi à Marseille
- Le 23 mai 2009 : Au Ninkasi Kao à Lyon
- Le 30 mai 2009 : A l'Orange Bleue à Vitry le François
Après le clash de "Sale pute", Orelsan reste fidèle à lui-même et en profite pour dévoiler Différent", son nouveau clip un peu moins trash... quoique
!
Sonnouveau single va en crescendo dans les paroles...
"Nous on s'en bat les couilles de c'que disent les gens, on vit pas dans l'même monde on est différents, J'suis resté trop longtemps à cirer l'banc, si j'rentre sur
le terrain ça devient dangereux pour les deux camps".
Bon et puis il en fallait un peu pour les filles aussi :
"Renseigne-toi pour les pansements et les poussettes,
j'peux t'faire un enfant ou t'casser le nez sur un coup de tête/ Poulette pourquoi tu veux pas sortir avec moi, j'adore passer par les p'tits trous j'adore me sentir à l'étroit.... Avec mes
chansons ma meuf croit que j'la trompe et elle a bien raison"
Deux agents du gouvernement décident de quitter leurs fonctions pour se lancer dans le monde des affaires.
Entre Claire Stenwick, agent de la CIA, et Ray Koval, agent du MI6, une véritable guerre est déclarée. Leur mission consiste à obtenir le premier la formule qui rapportera une fortune à
son entreprise mère. Pour leurs employeurs, tout est permis et il n'y a aucune limite imposée. Mais les deux carriéristes se prennent vite au jeu parce que les enjeux deviennent de plus
en plus important. Au fur et à mesure qu'ils évoluent dans ce monde de manipulation, de corruption et d'argent, leur détermination à réussir avant l'autre augmente aussi. Ils n'avaient
toutefois pas prévu de tomber amoureux l'un de l'autre ...
Le grand retour de Julia Roberts avait été annoncé ... On en attendait donc beaucoup !
La voici à l'affiche du nouveau film de Tony Gilroy (Michael Clayton) , Duplicity, dans lequel elle joue aux côtés
de Clive Owen, son partenaire dans Closer (entre adultes consentants) de Mike Nichols.
Suivant le chemin de Mr and Miss Smith (bien plus palpitant et mouvementé), Duplicity illustre les affres d'un duo espion dont le thème majeur
s'avère être la confiance dans un couple.
Parmi d'une bonne intention et d'un milieu original, l'espionnage industriel, le scénariste de Jason Bourne réalise un simple produit au service de deux stars.
C'est avec regret qu'on se retrouve plongé dans le jeu du chat et de la souris qui s'éternise à n'en plus finir ...
Dorothée
Note : 10/20
POINTS FORTS
- Julia Roberts et Clive Owen forment un beau couple
- Les joutes verbales sont raffinées et bien orchestrées
- Le contexte n'est pas basé sur des fusillades et courses poursuite
POINTS FAIBLES
- Le film est bien trop long
- L'intrigue n'est pas captivante, on finit par s'ennuyer
- Les coups de théâtre sont prévisibles
Sortie en salles le 25 mars 2009
Film américain d'espionnage
Réalisé par Tony Gilroy
Avec Julia Roberts, Clive Owen, Tom Wilkinson
Durée : 2h02
Distribué par Universal Pictures
Pour Chris et Lisa Mattson (Patrick Wilson et Kerry Washington) emménagent dans leur villa à
Lakerview Terrace, une nouvelle vie commence. Couple mixte, ils s'attendentpar avance d'avoir à subir des préjugés et de devoir s'intégreravec difficulté dans ce beau quartier de banlieue
californienne, loin de leurs familles. Les jeunes marié passent pourtant au dessus de toutes les réflexions familiales afin de vivre leur rêve américain ! Mais ils n'avaient pas prévu la présence
d'un voisin perturbateur, Abel Turner (Samuel L. Jackson) qui va leur rendre la vie plus qu'impossible ... Veuf, élevant seul ses deux enfants, cet agent de la LAPD porte
fièrement l'étendard de la communauté afro-américaine et ne peut supporterl'alliance entre un homme blanc et une femme noire, jusqu'au point de s'immiscer dans leur vie afin de la détruire. A la
fois suspicieux et intrusif, ce voisin est aussi un policier intransigeant qui s'octroie le pouvoir de faire régnerl'ordre dans son quartier. Mais lorsque Lisa et Chriss'aperçoivent de cet
envahissement, ils décident de riposter. Or, Abel Turnera plus d'un tour dans son sac et est loin de se laisser faire par ces nouveaux arrivants ...
On a toujours craint d'avoir un voisin irascibleau possible, envahissant et détestable en tout point ... Alors vous apprécierez de détester Samuel L. Jackson en voisin de
quartier raciste et en flic qui s'impose comme faisant régner l'ordre "Je suis flic, allez vous faire foutre" ou encore "Je suis la loi, ferme ta gueule, connard".
Le cinéma américain s'avère très friand du thème de métissage et des conséquences qui en découle. En
passant par Devine qui vient dîner ? de Stanley Kramer en 1967 ou par Jungle Fever en 1991 de Spike Lee, on finit par connaître la chanson et les préjugés raciaux qui règnent aux
States. Chacun sa couleur, chacun son clan, chacun son quartier, ainsi vivent les américains et personne ne doit se mélanger pour ne pas défaire la tradition et les valeurs
imposées par les ethnies !
Le film de Neil LaBute propose un sujet intéressant par ce contexte de mixité problématique. Mais de nombreux défauts viennent perturber cette trame initiale, ce qui fait
qu'on finit par se désintéresser du thème primordial. On s'intéresse à ce flic raciste et perturbateur au possible qui dirige la vie de ses enfants comme un véritable maître de la gestapo,
imposant rigidité et respect dans sa famille. Or, il nous fait plus rire qu'autre chose par des dialogues austères et très sarcastiques. Quant au jeune couple, on pourrait s'attendrir devant
la desperate housewife que représente Lisa, mais elle n'a aucun intérêt, si ce n''est de vouloir fonder une famille maintenant qu'elle est enfin propriétaire. Son mari donne l'air d'un homme
penaud et inutile qui tend plus au ridicule qu'à la présence de l'homme fort et protecteur.
Reconnaissons à Samuel L. Jackson le talent de proposer une composition d’une grande justesse, construisant un Abel Turner ambivalent, toujours dans la maîtrise, suffisamment
mesuré pour ne jamais paraître caricatural. Le jeu d’acteur est plaisant, mais ne suffit pas à faire un film à classer dans les annales. Si l’intérêt du sujet choisi est incontestable,
on aurait préféré un déroulement plus subtil et rythmé. Le résultat, trop attendu, constitue un essai méritant mais malheureusement raté !
Dorothée
Note : 10/20
POINTS FORTS
- Samuel L. Jackson offre une belle prestation en policier raciste et sociopathe
- Le développement du racisme, de l'espace personnel et des frontières que l'on construit
- Les dialogues assez drôles et sarcastiques
- Les effets psychologiques sont palpables et intéressants
POINTS FAIBLES
- L'intrigue initiale ne se fonde que sur une querelle de voisinage
- Le rythme n'est pas assez intense, donc il n'y a pas de surprises
- On s'attend plus ou moins à la chute finale
- Le film n'a pas fait fureur au cinéma. C'est juste plaisant à regarder en DVD
Film américain
Genre : Thriller, suspense
Titre original : Lakeview Terrace
Sortie en salles le 1er octobre 2008
Sortie DVD, Bluray : Avril 2009
Réalisé par Neil LaBute
Scénario de David Loughery
Avec Samuel L. Jackson, Patrick Wilson, Kerry Washington, Jay Hernandez
Durée : 1h40
Distribué par Sony Pictures
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