Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 20:54














L'histoire commence dans un hôpital où se trouve une jeune femme au chevet de sa mère mourante. Personne ne sait qui elles sont ni pourquoi elles sont là à ce moment précis, dans cet instant de douleur et de tragédie ... Jusqu'au moment où la mère à l'agonie demande à sa fille de lui lire un journal qu'elle a en sa possession depuis des années et qui renferme  "L'étrange histoire de Benjamin Button". 

"Curieux destin que le mien" : c'est ainsi que débute l'étrange histoire de Benjamin Button, un homme hors du commun, qui naquit à l'âge de 80 ans et mena une existence à l'envers.

Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald de 1922, le film suit ses aventures de 1918 à nos jours. Dans la nouvelle, les personnages de la mère et du père biologiques sont conservés. Dans le film, les parents ne sont plus et Queenie devient alors la vrai mère de remplacement. Elle est ainsi un élément pivot du film et c'est une afro-Américaine qui élève un blanc, ce qui a un fort impact surtout que la ville même où se déroule l'histoire a une forte population de noirs.

L'étrange histoire de Benjamin Button est celle d'un homme extraordinaire qui dévoile ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses peines. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps !


Pour aller plus loin ...

David Fincher, réalisateur de Seven (1995) et de Fight Club (1999), n'en est pas à son premier coup d'essai avec Brad Pitt. Duo gagnant et très apprécié, ils renouent ici pour un film d'une toute autre dimension qui s'avère être un véritable chef d'oeuvre. 
Difficile de se dire que cet enfant naissant vieillard finira par succomber en rajeunissant ! Personne ne peut arrêter le court du temps et ce conte illustre bien toutes les passerelles de chaque âge de son personnage qui, malgré le temps, malgré son rajeunissement, ne pourra pas dépasser les limites de l'existence de l'être humain.

Il faut savoir que la nouvelle de F.Scott Fitzgerald est dans les esprits de nombreux réalisateurs depuis plusieurs années, notamment Steven Spielberg. Mais faute de moyens, la réalisation n'a pu s'effectuer avant 2008. 

David Fincher aime à malmener physiquement son acteur fétiche : le bras en écharpe et l'arcade recousue dans Seven, le visage tuméfié dans Fight Club, revoici Brad Pitt plus ou moins défiguré en passant du vieillard décati au jeune homme qui ne cesse de rajeunir.
La trame initiale de la nouvelle est bien respectée. Le personnage de Benjamin Button, interprété par Brad Pitt est attachant, émouvant et intéressant. L'histoire d'amour impossible entre Benjamin Button et Daisy Fuller (Cate Blanchett) laisse également transparaître beaucoup de sentiments et d'émotions.

Il est certain que la troisième collaboration des deux hommes marquera l'histoire du cinéma ...


Dorothée


Note : 18/20


POINTS FORTS

- La prestation de Brad Pitt le pousse au sommet de son art
- Cate Blanchett est radieuse dans le rôle de Daisy Fuller
- La longueur du film n'est pas pesante car la trame est bien ficelée 
- Les visuels et effets spéciaux sont époustouflants
- La romance d'une histoire d'amour impossible



 


L'Etrange Histoire de Benjamin Button - Trailer n°3
envoyé par 6ne_Web



Film américain
Sortie en salles le 4 Février 2009
Réalisé par David Fincher
Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond
Genre : Drame, Fantastique, Thriller, Romance
Durée : 2h 35min
Année de production : 2008
Distribué par Warner Bros
Titre original : The Curious Case of Benjamin Button





Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 10:52



Adapté du roman éponyme du journaliste du Washington Post, David Ignatius, Body of liesillustre les nombreux événements tournant autour des attaques terroristes lancées en particulier sur le sol américain. Ancien journaliste, Roger Ferris est devenu agent de la CIA, basé à Bagdad. Pendant qu’Ed Hoffman, son boss, joue au chef d’orchestre depuis Langley, Roger Ferris encaisse les coups en Jordanie, infiltré sur le terrain en juif incognito pour tenter de mettre la main sur Al-Saleem, incarnation locale d’Al-Qaïda. Alors que les attentats se multiplient en Europe, Ferris sollicite l’aide des services secrets locaux. A leur tête Hani, qui fonctionne entièrement à la confiance. Une relation difficile à entretenir, puisqu’Hoffman ne cesse de perturber les opérations locales en abattant ses propres cartes en fourbe : la patience déterminée des services jordaniens se voit constamment plombée par la culture américaine du résultat, quel qu’il soit. Ferris s’enlise alors dans un réseau de diplomaties et conflits inter-personnels instables et dangereux, tandis qu’Hoffman joue les stratèges opportunistes depuis son réseau de satellites et autres avions espions... Le dysfonctionnement de ce couple protagoniste, paradoxe d’une même volonté militaire, construit l’ensemble de la réalisation, redoutable, de ce « corps de mensonges ».

 


Il existe des films de ce type que l'on veut voir avant tout pour le casting et donc que l'on attend avec grande impatience. Il faut dire qu'entre le Ridley Scott (Blade Runner, Gladiator, La Chute du Faucon noir, American Gangster) et le duo Leonardo Di Caprio-Russell Crowe, il serait difficile de ne pas trouver le film à la hauteur de nos espérances. Et pourtant ...
Ridley Scott ne donne pas forcément le meilleur rôle à Russell Crowe, même s'il reste la figure emblématique de la filmographie scottienne. Et pour cause, il a ici le rôle d'un fonctionnaire, père de famille, bedonnant et grisonnant, antipathique, dirigeant les opérations de la CIA de Langley. Ce personnage rappelle étrangement l'inspecteur Roberts du NYPD dans American Gangster.  Après Gladiator, voir Russell Crowe endosser des rôles de policiers plus ou moins crédibles, reste décevant.

Reste le parallélisme entre deux civilisations, deux cultures qui offre la grande beauté du film. Cela permet d'offrir finalement une approche beaucoup plus humaine et respectueuse des pays arabes. Chose rare et donc à signaler obligatoirement, l'une des images chocs étant de rappeler par une vue en plongée d'une ville musulmane que, finalement, toutes les villes se ressemblent.

Enfin, Leonardo Di Caprio incarne parfaitement le rôle de cet agent de la CIA tourmenté à la fois tiraillé par ses principes réalistes et son chef ingrat, tout en faisant preuve de grand humanisme sur le terrain envers des personnes qu'il ne connaît mais à qui il accordera plus de confiance qu'à ses propres congénères américains.

Intéressante percée dans le récit d'espionnage contemporain, Body of Lies comblera les amateurs et les curieux.



Dorothée


Note : 12/20    



POINTS FORTS

- La prestation de Leonardo Di Caprio, très crédible
- De magnifiques plans visuels
- Un film d'espionnage bien ficelé


POINTS FAIBLES

- Le personnage qu'incarne Russell Crowe n'est pas vraiment intéressant
- La dynamique de l'intrigue est délaissée au profit de la longueur du film 
- Encore un film dans la lignée d'Ennemi d'Etat réalisé par son frère Tony Scott






Body of lies BA
envoyé par picceta5














Titre original : Body of Lies
Titre français : Mensonges d'état
Titre au Québec : Une vie de Mensonges

Sortie en salles le 5 novembre 2008
Réalisé par Ridley Scott
D'après le roman éponyme de David Ignatius
Avec Leonardo Di Caprio, Russell Crowe, Carice Van Houten, Ali Suliman
Genre : Action, Thriller
Durée 2h08



Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 12:55



























Le volet se lève sur la mort de la femme de Walt Kowalski, ancien de la guerre de Corée. L'homme est inflexible, amer et rempli de préjugés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, jardiner, fumer et siroter des bières. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son fidèle fusil, toujours bien propre et prêt à être utilisé. Son plus grand plaisir dans la vie est de bichonner sa Ford Gran Torino 72, parquée dans son garage depuis sa sortie d'usine, qui est sa fierté et son bonheur. Mais la guerre n'est plus qu'un souvenir, l'usine a fermé, sa femme est décédée et ses deux fils n'ont plus de temps à consacrer à leur père lunatique et ingrat. Avant de mourir, sa femme demanda au Père Janovich de convaincre son mari d'aller se confesser. Mais Walt n'a rien à avouer, rien à se reprocher et encore moins personne à qui parler. Walt se retrouve alors seul aussi bien chez lui qu'à l'extérieur. Ses voisins ont déménagé depuis longtemps et il s'est habitué à entretenir sa demeure afin qu'elle soit la mieux du quartier. Les nouveaux habitants du quartier sont des immigrants, notamment asiatiques, qu'il méprise ! La haine de l'Autre l'habite depuis des décennies ! Consterné par l'évolution de son quartier, il s'efforce de tuer le temps comme il peut tout en rentrant dans une routine assez triste. Jusqu'au jour où un jeune Hmong, nommé Thao, tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino ... C'est là que tout l'univers de Walt va basculer et que ses préjugés vont plus ou moins s'estomper.


La trame initiale de Gran Torino n'a en soi rien d'extraordinaire ni même de novateur. Et pourtant, tout est visiblement très différent quand c'est Clint Eastwood qui se retrouve caméra au poing ! 

Une légère ressemblance entre le personnage de Walt Kowalsi et l'inspecteur Harry reste visible : l'oeil narquois et dédaigneux, la caractère glacial et amer d'un homme solitaire qui n'aime personne, des méthodes parfois brutales mais efficaces. Même si Walt est loin d'être à la hauteur du policier que fut l'Inspecteur Harry, certaines facettes du personnage remémore cette légende ...

Gran Torino est sans aucun doute l'un des meilleurs films de Clint Eastwood (Mémoires de nos Pères, Million Dollar Baby, Mystic River, Les Pleins Pouvoirs, L'Impitoyable) tant sur le plan humain que sur le plan ethnique.

On comprend vraiment que l'Amérique est un ramassis de races multi-ethniques qui cohabitent ensemble sans pour autant s'apprécier. Chacun vit dans son quartier sans pour autant bien connaître son voisin. Avec son air méchant, son caractère irritable, le personnage de Walt n'est pas du tout attachant au départ parce qu'il ne donne pas envie d'être connu. Pourtant, ce personnage mystérieux prouve que malgré des principes de vie, des préjugés, chaque individu peut changer d'état d'esprit et de mode de vie s'il s'en donne la peine ! L'amitié qui va s'instaurer entre lui et le jeune Hmong Thao est particulière parce que chacun y gagne dans cette relation qui avait pourtant très mal débutée. Thao, qui est n'était entourée que par des femmes, trouve un nouveau père, et Walt, qui n'avait jamais eu de bons rapports avec ses deux fils, connaît enfin la joie de la paternité ...


Clint Eastwood n'a pas hésité à aborder les sujets polémiques. Bien que le discours du personnage principal peut parfois paraître incorrect, il est tout à fait honnête et fidèle à ses principes. Il exprime tout haut ce que les gens pensent tout bas ! D'un film simpliste, il en a fait un grand moment rempli d'émotions fortes. La chute finale a des implications historiques et personnelles qui dépassent le simple cadre du film. Elle traduit aussi le regard porté par un artiste sur son oeuvre. 

 

 

 

Dorothée



Note : 18/20 






Points Forts

- La prestation de Clint Eastwood, qui à 78 ans, est toujours aussi fascinante
- Le grand réalisme dont le film fait preuve
- Le levé de rideaux sur les préjugés raciaux
- Les répliques très drôles et sarcastiques


Points Faibles

- L'intrigue de base n'est pas novatrice
- Le pitch est simpliste



 

 

 

 


Gran Torino - Trailer
envoyé par Jinx-fr





Sortie en Salles le 25 février 2009
Film américain
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her
Genre : Drame
Durée : 1h55
Distribué par Warner Bros

Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 08:52



























Avec la grève des scénaristes, 24 est une des séries les plus touchées. Difficile pour les spectateurs de suivre une intrigue continue alors que pendant plus d'un an, aucune nouvelle de 24 n'a été donné mis à part de mauvaises nouvelles. Entre l'arrestation et la détention de Kiefer Sutherland, le tournage de la saison 7 suspendu, des échos selon lesquels la série n'aurait plus d'avenir, on finissait par se demander si la Saison 6 sonnait la fin d'une série culte.

Toutefois, les scénaristes ont rebondi en tournant un film de deux heures "Rédemption" qui fait le lien entre la saison 6 et la saison 7, et donc apporte un aperçu sur l'éventuelle nouvelle saison en tournage. 

On découvre des nouveautés :
- Une femme Président Allison Taylor (Cherry Jones) , un premier Monsieur (Colm Feore)
- La CAT a été dispatchée et c'est le FBI qui mène l'enquête
- Les terroristes ne sont plus les musulmans mais les africains
- Le retour fracassant de certains personnages qu'on ne pensait pas revoir ...

La Saison 7 commence très fort ! Quelques semaines après la prise de pouvoir d'Allison Taylor, La CAT de Los Angeles a été démantelée pour vilation des "Droits de l'Homme". Ses principaux acteurs ont comparu devant une Commission Sénatoriale pour être jugés de leurs actes, et parmi eux Jack Bauer (Kiefer Sutherland), qui a parcouru le monde pendant quatre ans.

 

La journée débute sur Jack Bauer, jugé pour ses actions criminelles des journées précédentes, notamment concernant le meurtre d'un terroriste du nom d'Ibrahim Haddad dans un bus. Tant de chefs d'accusations pèsent sur lui qu'on finit par croire qu'il sera incarcéré à vie alors que tout ce qu'il a fait jusqu'ici, c'était pour son pays ! En plein procès, un agent du FBI, Renée Walker (Annie Wersching), interrompt la cour parce que le FBI a besoin des services de Jack Bauer pour stopper une menace terroriste qui plâne sur le pays. En effet, les transports aériens de la ville sont sous contrôle terroriste, et une des personnes apparemment derrière tout ça est une vieille connaissance de Jack !

Grande surprise car ce n'est autre que Tony Almeida (Carlos Bernard) qui fait un retour fracassant. Annoncé mort après s'être fait planter une seringue de produit toxique par Christopher Henderson dans l'épisode 13 de la saison 5 [07.00 PM- 08.00PM], il revient en tant que terroriste sous la direction d'un certain Emmerson (Peter Wingfield), qui l'aurait ressuscité. Le doute plane sur le fait que Tony serait peut-être infiltré. Le mystère est gardé autour des réelles motivations de Tony.


Tous les soupçons pèsent sur Tony qui souhaite se venger du pays et du gouvernement américain responsable de la mort de sa femme Michelle. Guidé par la haine, il reste muet lors de son arrestation. En effet,  il connaît les procédures et est loin de se laisser intimidé. Mais lorsque Jack Bauer prend les commandes de l'interrogatoire sous l'autorité du FBI, Tony lui révèle discrètement un ancien code "mot de passe" de la CAT. Jack s'empresse d'appeler le numéro correspondant au code et à sa grande surprise, son interlocuteur est Bill Buchanan (James Morrison) qui travaille en sous-marin avec Chloe O'Brian (Mary Lynn Rajskub).
Jack doit aider Tony à s'échapper des locaux du FBI afin que Bill puisse lui expliquer la situation. Jack finit par apprendre que Tony est un agent infiltré ... 

Pendant ce temps, l'ancien président du Sangala, Ule Matobo (Isaach de Bankolé) a un entretien avec la présidente Taylor tandis que le mari de cette dernière va rencontrer Samantha Roth, l'ancienne petite-ami de Roger Taylor, tué il y a plusieurs mois en s'étant apparemment suicidé. Mais ce suicide n'est pas clair et le Premier Monsieur finit par apprendre que son fils a bien été assassiné. Une fois de plus, quelqu'un du Gouvernement est corrompu et travaille pour l'ennemi ...
Ce "Jour 7" de 24 promet de combiner un spectacle unique et palpitant, avec la mise en forme d' éléments dans un environnement nouveau. Cette fois-ci, ce sont les nouvelles technologies qui sont touchées. On voit là l'ampleur de ce qu'un pays peut subir comme dégâts lorsque les terroristes menacent de tout contrôler. Cette fois-ci, l'ennemi public numéro 1 est un Sangalais, le Colonel Dubaku (Hakeem Kae-Kazim) qui fait pression sur le Gouvernement américain, afin que ce dernier retire les troupes américaines de son pays. Mais la Présidente Taylor ne veut pas céder au chantage ... à ses risques et périls ! 

En effet, nombreux sont ces ennemis ! Alors lorsque le Général Juma (Tony Todd) intervient, la donne change et les Etats-Unis d'Amérique sont encore plus menacés ! Cet homme ne prend rien à la légère quitte à mourir sur le sol américain en contournant tout le système de sécurité de la MAison Blanche afin de prendre en otage la Présidente Taylor elle-même ... Enfin quand on apprend que le Général Juma travaille avec un Américain, Jack Bauer se voit alors piégé et se sent obligé de retrouver le coupable, l'homme à la tête de toutes ces attaques terroristes, qui de plus à forcer son ami Bill Buchanan à mourir pour sauver la Présidente ! Tant de péripéties tiennent le spectateur en haleine ... Alors que va devenir Jack Bauer, considéré maintenant comme un fugitif ? Est-ce la fin de 24 ?
Réponse à la fin de cette 7ème saison ... 




Dorothée





24 "Twenty Four"
Créé par Joel Surnow et Robert Cochran
Produit par Real Time Productions et Imagine Television
En association avec 20th Century Fox Television
Producteurs exécutifs : Howard Gordon, Evan Katz, Jon Cassar, Manny Coto, David Fury, Kiefer Sutherland et Brian Grazer.



Par Dorothée - Publié dans : Séries - Communauté : Les films à l'affiche cinéma
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 08:33

 



Deux agents du FBI, Roy Clayton et Max Archer, mènent l'enquête sur un dangereux complot international. Dans leur ligne de mire, le principal suspect serait un ex officier des Opérations spéciales américaines, Samir Horn,  personnage mystérieux aux nombreuses relations terroristes. L'équipe doit alors découvrir la preuve des activités illicites de Horn. Acharnée à résoudre cette énigme, Roy Clayton pourchasse Horn de pays en pays en partant  du Yémen, puis en passant par les villes de Marseille, Toronto, Los Angeles et Londres.
Samir Horn se trouve trop souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Mais son passé d'officier des Forces spéciales en génie et explosif lui confère le don étrange de surgir juste avant qu'une opération n'échoue et de disparaître comme par enchantement avant même que la police n'ait pu l'interroger. La section inter-agence chargée de l'appréhender rencontre le vétéran Carter, un free-lance de la vieille école qui loue ses services à la CIA mais semble en même temps en savoir long sur le fugitif puisqu'il s'avère être en étroite relation avec ce dernier.
De nouvelles et surprenantes révélations amènent l'agent Clayton à s'interroger sur les véritables motivations de Horn : est-il un traître ou bien la vérité est-elle bien plus complexe ?



The Traitor est un mélange d'action, de politique, d'espionnage et d'interrogations morales. Dans la lignée des thrillers internationaux, le film illustre les méandres du contre espionnage et de la guerre secrète. L'intrigue est bien ficelée afin de tenir le spectateur en haleine jusqu'à la spectaculaire chute finale. Dès les premières minutes, on est plongé dans l'action au Yémen. Les attaques terroristes sont placées sur le devant de la scène avec au programme des bombes placées dans tout le pays pour décimer la population d'infidèles. Les fanatiques sont en première loge et exposent leur manière de faire, leurs traditions. On comprend très vite que l'action se situe autour de la guerre puisque l'agent Max Archer, interprété par Neal Mc Donough (Minority  Report, la série télévisée NIH) l'exprime en une phrase "Il n'y a pas un enfant dans ce pays sans son kalachnikov".   

L'idée de base du film est originale et intéressante qui soulève la question suivante : 
Et si un officier des opérations spéciales américaines s'évanouissait un jour mystérieusement dans la nature, que se passerait-il ?

L'enjeu principal du film tourne autour des nombreuses questions concernant le personnage de Samir Horn :
- Qui est-il vraiment ?
- Quelles sont ses motivations ?
- Qu'essaie-t-il d'obtenir ?
- Et par quelles voies détournées ?

Le personnage de Samir Horn, interprété par Don Cheadle (Hôtel Rwanda, Collision) est particulièrement intéressant parce qu'il semble jouer sur deux tableaux. De nationalité américaine par sa mère, soudanais par son père et de confession musulmane, il est écartelée entre deux obédiences au coeur du conflit. Il défend sa religion et ne semble pas craindre les représailles car pour lui "l'homme qui n'a pas peur de mourir ne connaîtra pas la défaite". La question centrale qui le submerge est de savoir jusqu'où il sera prêt à aller au nom de ses convictions. Et c'est sur ce point crucial que repose tout le film ! 




POINTS FORTS

- L'intrigue est très bien ficelée
- Don Cheadle est très crédible dans son rôle d'"agent double"
- Les différents panoramas sont bien choisis


POINTS FAIBLES

- Neal Mc Donough est un peu mis à l'écart
- Guy Pearce n'est pas trop crédible en agent du FBI
- Le film est un peu long : 1h30 aurait suffit
- Le cliché de l'opposition entre les Américains et les arabes



Note : 14/20



Film américain d'espionnage
Genre : Thriller
Réalisé par Jeffrey Nachmanoff
Avec Don Cheadle, Guy Pearce, Neal Mc Donough
Sortie en salles le 4 février 2009.
Année de production 2007, déjà disponible en DVD et Blu-ray
Durée : 1h54
Titre original : The Traitor
Distribué par Paramount Pictures



Voir le site complet du film sur :
http://www.traitor-themovie.com/













Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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