Parachuté sur une planète inconnue, Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de six hommes et une femme pris pour cible par un ennemi invisible et indestructible. Leur point commun : tous sont des tueurs implacables (yakusa, mercenaire, condamné à mort, membre des plus grands escadrons de la mort). En tant que prédateurs humains, ils sont eu même devenus le gibier d’une nouvelle génération de Predators. Voici un affrontement ultime entre tueurs absolus et sans pitié …
Inspiré du Predator de John Mc Tiernan de 1987, le côté rudimentaire est à l’honneur.
Pas de 3D malgré la mode du moment, pas de tape à l’œil juste ce qu’il faut en images de synthèse, pas de cascades faramineuses mais un minimum d’explosion …
On ne distingue pas de réelle nouveauté par rapport au Predator des années 1980. L’entrée en matière reste fidèle aux origines et attire l’attention et la curiosité. Ainsi, tout commence en plein ciel, avec un black-out et un parachute, par lesquels huit mercenaires, de nationalités différentes mais unis par une férocité commune, se retrouvent perdus au milieu dans une forêt tropicale et inquiétante comme à l’époque.
L'action ne manque pas car le réalisateur laisse peu de répit au spectateur en orchestrant des confrontations musclées entre les humains et les predators. Tirant le meilleur parti d'un décor de jungle sauvage, il offre un divertissement riche en décharges d'adrénaline plus proche d'un film d'aventures que d'un bon film d’horreur. De nombreux clins d’œil rappellent le Predator avec Schwarzenegger : de la boue, une forêt luxuriante et abondante, des pièges insoupçonnés, la musique tribal, les scènes de vision infrarouge … Les amateurs passeront un bon moment à essayer de deviner qui sera le prochain à tomber sous les crocs des Predators mais aussi de chercher si le pire des monstres est vraiment celui qu’on croit !

Malheureusement, le réalisateur de Blindés, Nimrod Antal, se contente de copier laborieusement la mise en scène de McTiernan, sans donner une quelconque ampleur aux espaces filmés. Tout est prévisible et outrageusement montré … Cette production a pour unique dessein de rassurer les fans en les abreuvant de références esthétiques et scénaristiques rappelant avec insistance le premier opus. Elle s’inscrit dans cette vague actuelle de remake de films des années 1980, qui servent à renflouer les caisses des Studios, peut-être parce que les scénaristes n’ont plus auatnt d’inspiration. Alors quand on comprend qu'à la fin, il reste d'avoir une suite ... on craint le pire !
Dorothée
Note : 12/20
POINTS FORTS
- Le prédator reste fidèle à lui-même : chasseur impitoyable, redoutable, intelligent et fétichiste.
- L’univers tropical immense et l’ambiance stressante, angoissante sont mis en avant
- Une bonne entrée en matière
POINTS FAIBLES
- Laurence Fishburne incarne un personnage traumatisé par une trop longue exposition dans cet enfer … mais paraît ridicule et presque inutile !
- Certains personnages sont sous exploités comme Danny Trejo ou Topher Grace qui meurent trop rapidement
- Pas de nouveauté et pas de suspense puisqu’on sait à quoi s’attendre
- La chute finale est décevante puisqu’elle implique un quatrième volet … inutile !
Sortie en salles le 14 juillet 2010
Réalisé par Nimrod Antal
Avec Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace, Laurence Fishburne
Film d’action et science fiction américain
Durée : 01h47min
Distribué par Twentieth Century Fox
Sans oublier la sortie Blu-Ray de Predator de John Mc Tiernan le 7 juillet 2010
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