Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 19:44

L'AMOUR REND VRAIMENT AVEUGLE !




Emily Jackson (Jacks pour les intimes) est la reine des entremetteuses. A force de caser les autres, elle semble incapable de trouver son âme soeur. Sur ce thème mille fois abordé au cinéma, Alek Keshishian met en scène un film dans le film afin de dénoncer l'idéal de l'amour parfait. Ici, l'utopie est primordiale et le scénario se perd dans des références à Diamants sur canapé et Sex and the City.

Hésitant entre fantasme et réalité, ridicule et sérieux, fin dramatique et Happy End, Love louvoie trop et plonge le spectateur dans un dilemme psycho-dramatique difficile à résoudre. Seuls le charme et la maladresse de Brittany Murphy apportent une touche de glamour et d'humour bienvenue à un scénario qui tourne en boucle. Distrayant mais déjà vu !

Dorothée





Réalisateur :    ALEK KESHISHIAN
Avec : Brittany Murphy, Matthew Rhys, Stephanie Beacham

 

Distributeur : EuropaCorp. Distribution
Genre : Comédie Romantique 
Pays : France, Angleterre, USA
Durée : 1h30
Titre Original : Love and Other Disasters




 
Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : Critiques
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 19:33

QUAND ANTHONY HOPKINS REDEVIENT MECHANT





Anthony Hopkins est un de ces acteurs qui n'accepte pas n'importe quoi ! 

A bien y penser, son air glacial et terrifiant reste certainement ce qui fait de lui un grand acteur. Souvenez vous de la trilogie d'Hannibal Lecter et vous serez alors ravis de le voir de nouveau dans un rôle qui relance son jeu d'acteur à la fois doté d'un charme fétide et d'un mystère foudroyant. Dans la Faille, l'acteur endosse le rôle d'un richissime ingénieur en aéronautique. Découvrant que sa femme le trompe, il décide froidement de la faire disparaître.

Mais attention ! Il ne sera jamais coupable car son but est "J'ai tué ma femme, prouvez-le !".

Suit une histoire assez palpitante, à mi-chemin entre le film de prétoire et la machination diabolique dans laquelle il excelle, où les revirements de situation sont nombreux. Au milieu de cette intrigue houleuse, Hopkins vous glace le sang alors que lui même ne semble avoir ni âme ni coeur. A l'opposé, son partenaire, Ryan Gosling, campe un jeune avocat carriériste et nerveux. Hanté par cette affaire, le jeune homme renonce à tout pour s'y consacrer.

Son but : prouver la culpabilité d'Anthony Hopkins. Le talent du réalisateur, Grégory Hoblit est dévoir su créer une atmosphère dramtique entre les deux interprètes qui laisse ainsi le spectateur aux aguets... Difficile de ne pas apprécier la stabilité et la finesse d'Athony Hopkins, et de même pour Gosling, qui se pose ici en digne successeur d'Edward Norton.


Dorothée


Note : 14/20 


 


Par Dorothée - Publié dans : Cinéma - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 11:53

Elle en a fait du chemin cette petite rappeuse du haut de ses 22 printemps ! Découverte en 2006 avec son 1er album Authentik (disque d’or en tout juste 15 jours), Kenza Farah a toujours rêvé de faire de la musique et a grandi avec cet esprit…Simple, bosseuse, souriante et très communicative, Shotactu l’a rencontrée afin qu’elle nous présente son Authentik mixtape, avant la sortie de son 2ème album, annoncé dans les bacs pour le mois d’octobre prochain.



Dorothée
: En mars dernier, tu t’es vue décerner le trophée de Meilleure Artiste R&B de l’année 2008. Ce n’est pas trop difficile à gérer une telle récompense à tout juste 22 ans ?


Kenza Farah : Disons que j’ai ressenti une grande émotion de recevoir ce prix, et cela m’a beaucoup touché car c’est la récompense de mon travail acharné. Ce n’est pas l’âge qui compte je pense C’est vrai que j’étais vraiment très très contente car j’étais en compétition avec beaucoup d’artistes. J’ai été vraiment honorée de cette récompense et je remercie mes fans qui me soutiennent !

Dorothée : En Avril, tu as ressorti une nouvelle version de ton 1er album « Authentik » remixé par DJ Roc J. Est-ce que c’est dans le but que tes fans ne t’oublient pas avant la sortie de ton 2ème album en octobre ?

Kenza Farah : Oui et non en fait ! D’un certain côté, je voulais que mes fans profitent de ce remix différent de ce que j’ai pu faire et en effet, montrer que j’étais toujours là ! D’un autre côté, je souhaitais faire découvrir ce que j’avais fait avant car dans cette version, beaucoup de chansons ont été réalisées avant mon 1er album, c’est-à-dire tous mes anciens morceaux de 1999 à 2006. Ce sont des morceaux enregistrés dans l’anonymat à l’époque chez des amis, ou dans des salles de mon quartier. Je voulais montrer que même avec peu de moyens, j’étais parvenue à faire de la musique et je tenais vraiment à ce que mes fans connaissent cette partie de moi car j’en suis très fière et que je ne les oublie pas, que je pense à eux ! En plus, j'ai des tournées pour les Festivals d'été au Cap d'Agde, au Maroc et en Algérie ! Mais ce ne sera qu'en Juillet car le mois d'Août, je le consacre uniquement à mon 2ème album !

Dorothée : En parlant de ton prochain album, ton manager précise dans le magazine Groove que celui-ci « va faire très mal ». Peux-tu nous révéler quelques infos croustillantes dessus, histoire de faire saliver tes milliers de fans ? Y aura-t-il des featurings ?

Kenza Farah : En fait, l’expression il « va faire mal » doit être prise dans le sens « c’est du lourd ». Je veux faire comprendre que l’on a mis tous les moyens pour faire un super album, un bon flow et on a usé de tous les moyens nécessaires pour faire un album au top ! On a passé beaucoup de temps dessus, on travaille beaucoup afin de réaliser de la nouveauté. Sinon, il y aura en effet des featurings mais on n’a pas défini encore qui car ça se fait souvent à la fin. En tout cas, c’est comme ça que j’ai procédé dans mon 1er album. Les featurings restent aussi une question de feeling, je me dis pas forcément, je dois composer avec lui … plutôt qu’un autre. Ça peut venir d’une rencontre ou d’une ancienne connaissance, honnêtement je ne sais pas encore !

Dorothée : Le premier single de ton nouvel album s’intitule « Au cœur de la rue ». Crois-tu qu’il faut bien connaître la rue pour être un bon rappeur ?

Kenza Farah : En fait dans ce single, je ne parle pas forcément du rap de rue ! C’est dans la continuité d’ « Authentik ». Il n’y a qu’un an qui s’est écoulé donc j’ai grandi certes mais je n’ai pas changé pour autant dans ma musique. Ce single reflète la vie de la rue, les protagonistes qui font vivre la rue, de la petite fille qui joue dans un parc à la grand-mère assise sur un banc. J’ai beaucoup observé les gens pour faire ce morceau afin de montrer la réalité de la rue … Je m’inspire de ce que je vois, de ce qu’on me raconte. Ça reste quand même assez autobiographique et très authentique !

Dorothée : La Kenza Farah version 2008 est-elle différente de la Kenza Farah de 2006 ?


Kenza Farah : Oui car j’ai évolué et beaucoup mûri ! J’ai changé car je connais plus de choses maintenant et j’ai un vécu avant ce 2ème album, un public, des fans … Mais je reste celle que j’ai été car je me veux authentique !







Dorothée : Comment s’est passée ta tournée printanière ? Tu es un peu la Rihanna Made in Marseille. Ressens-tu l’énorme engouement qui se crée autour de toi ?

Kenza Farah : Ma tournée était magique ! Je ne pensais pas qu’on pouvait m’acclamer ainsi. Les gens étaient venus de partout pour me voir, ils chantaient en me voyant, me regardaient et j’avoue que cela procure une grande satisfaction personnelle ! J’ai été émerveillée de leur accueil et vraiment ravie de pouvoir donner à mes fans ce pour quoi ils étaient venus …

Dorothée : Comment se fait-il qu’il y ait autant de Marseillais (Mélissa M, Lea Castel, Sheryfa Luna) en tête des charts français ? Comme le disait Psy4 de la Rime dans l’une de leurs chansons, « Le talent vient d’en bas ». Penses-tu que c’est aussi le cas dans le rap ?

Kenza Farah : Non, je ne pense pas que cela vienne forcément d’un endroit précis car il y a des rappeurs partout donc ça marche aussi bien sur Paris, sur Marseille qu’aux 4 coins de la France ! Chacun a son propre style et c’est peut-être ce qui nous distingue.

Dorothée : En compagnie de 51 autres artistes, tu as décidé de soutenir la loi Hadopi (loi contre le piratage de la musique sur le net). Toi qui es issue de la cité phocéenne, tu te doutes bien que tout le monde n’a pas les moyens d’acheter un album. Ne crois-tu pas que chacun devrait faire un effort pour rebooster l’industrie de la musique et pas juste les internautes ?

Kenza Farah : Si bien sûr ! Je comprends en effet que tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter un album tous les jours. Je soutiens cette loi car j’ai peur qu’à cause du téléchargement, la musique ne soit plus perçue de la même façon et les artistes moins reconnus. C’est en effet intéressant de voir sur Internet, qu’on peut acheter de la musique via ITunes par exemple, ce qui évite de télécharger illégalement, et permet à chacun d’acheter un seul morceau par exemple et de rester dans son budget !

Dorothée : En parlant de téléchargement, qu’est ce que tu écoutes en dehors du hip-hop, rap et R&B ?

Kenza Farah : J’écoute de tout ! En ce moment, j’écoute beaucoup le rappeur américain Lil Wayne car c’est la musique d’actualité. Bien sûr, j’apprécie les incontournables du Rap comme IAM, NTM car c’est dans ma culture. Mais je ne me cantonne pas qu’à ce style de musique, j’aime aussi beaucoup la chanson française et des chanteurs comme Francis Cabrel ou Céline Dion.

Dorothée : Le 4 octobre prochain, tu participeras à l’Urban Peace 2 au Stade de France (spectacle organisé par Skyrock) avec tout le gratin du R&B français. Avec cette soirée, vous voulez montrer au monde entier que la France est capable de proposer des shows à l’américaine ?

Kenza Farah : Non pas du tout. C’est Skyrock qui nous permet de réaliser ce show. C’est une radio super avec des gens géniaux qui permettent de faire vivre le rap et le R&B à la hauteur des autres styles de musique. L’Urban Peace 2 est un moyen pour des artistes comme nous de se réunir et de proposer un show selon notre style musical !

Dorothée : Est-ce qu’il y a des gens qui ne s’intéressaient pas à toi avant que tu sois célèbre et qui tentent maintenant de te recontacter de manière intéressée via Facebook ou Myspace ?

Kenza Farah : J’ai gardé le même entourage qu’avant, mes amies sont les mêmes, ma famille n’a pas changé, ils sont contents pour moi et m’encouragent dans ma carrière et mes objectifs. Après, c’est sûr que je fais de nouvelles rencontres, ce sont des gens intéressants mais pas intéressés.

Dorothée : A Shotactu, on traite de la musique et du people. Donc es-tu célibataire ?

Kenza Farah : (rires) Je trouve très difficile de concilier vie privée et vie professionnelle sans que l’une ou l’autre n’en pâtissent ! En plus, je ne trouve pas ça très bien de raconter sa vie privée au public et aux médias car ça peut être déformé. Alors comme je le dis toujours, je suis célibataire et je me consacre pleinement à ma musique …

Dorothée : Un dernier mot pour les lecteurs de Shotactu ?

Kenza Farah : Merci à tous ! Merci beaucoup pour votre soutien, vos encouragements. Merci à vous aussi qui faîtes vivre la musique ! Ne vous inquiétez pas le Nouvel Album arrive très bientôt ...

Propos recueillis par Dorothée Rohr

Interview exclusive réalisée par Shotactu.com – Reproduction interdite sans autorisation ©

http://www.shotactu.com/?page=interviews,details&contenu=29

Par Dorothée - Publié dans : Interviews chanteurs / chanteuses
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 12:07




VAI a un parcours atypique ! D’origine marocaine, Vaï est une immense star au Canada mais cherche à développer sa carrière en France depuis 2003. Auteur, compositeur, polyvalent et unique en son genre, Vaï est un petit gars qui simple de par son vécu. Son point fort qui cloue tout artiste au tapis : sa mémoire phénoménal qui lui permet de composer et retenir ses textes sans les coucher sur papier. C’est sa manière de travailler depuis ses débuts en 1997. Après « Street Life » en 2003, le voici aujourd’hui avec son 2ème album solo intitulé « Ma Raison » prévu pour le 23 juin 2008 en France. Rencontre. 

Dorothée: D’abord, une question d’ordre perso. Pourquoi t'as choisi le surnom de VAI et quelle signification ça a pour toi ?

Vaï : Lorsque j’ai fait mon premier album solo intitulé « Street Life », j’avais pris le surnom de VAILLANT qui représente le fait que je souhaite rester authentique et que je me bats pour ma passion. Mais tous mes amis m’appelaient VAI, c’était plus court et j’ai décidé de conserver ce surnom depuis !

Dorothée : Ton groupe LMDS avait acquis une certaine notoriété au Canada. Pourquoi te lancer dans une carrière solo ?

Vaï : J’ai commencé ma carrière comme MC et j’ai toujours été passionné par le Rap et le Hip-hop. J’ai fondé mon premier groupe de rap en 1994, LMDS (Les Messagers Du Son). Je dois avouer que le groupe cartonnait au Canada notamment avec nos deux albums enregistrés entre 1997 et 1999. Mais le travail en groupe implique aussi des sacrifices personnels et moi, je ne voulais pas en rester là. J’avais besoin de faire ce que je voulais quand je voulais sans avoir à me confronter aux autres et c’est ce qui a fini par arriver avec le groupe. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de composer mes propres morceaux, ma musique et d’avancer seul !

Dorothée : Es-tu allé au Canada en 1998 pour de te rapprocher de la culture Hip-hop américaine ?

Vaï : Oui tout à fait mais je suis arrivé au Canada en 1993 et j’ai évolué dans le domaine du Rap américain que j’écoutais beaucoup par ma culture. Toutefois, j’ai aussi écouté beaucoup de Rap français notamment des rappeurs de renoms comme IAM ou Mc Solaar.

Dorothée : Qu’as-tu retiré de ta collaboration avec des artistes comme Freeman, Booba ou encore Sully Sefil qui sont de grands rappeurs en France ?

Vaï : A cette époque, je sortais mon premier album solo intitulé « Street Life » et j’ai fait beaucoup de featuring avec des rappeurs connus en France pour attirer le public. De plus, les artistes que j’ai côtoyés étaient très différents d’un point de vue musical, ce qui m’a permis d’acquérir moi-même une certaine polyvalence et de m’adapter à chaque profil ! Cette expérience a été très enrichissante pour moi !

Dorothée : Qu’as-tu fait de 2003 à 2008 ?

Vaï: En 2003, j’ai fait une grande tournée au Québec pour la promotion de mon album « Street Life ». Puis, j’ai réalisé de nombreux clips vidéo, notamment avec Freeman au Maroc. Après, j’ai eu quelques difficultés à reprendre ma carrière en main, des problèmes personnels qui ont retardé mes projets, les passades négatives que connaissent tous les artistes au moins une fois dans leur carrière, je crois ! Enfin, j’ai mis deux ans à réaliser mon album « Ma Raison » et voici aujourd’hui ! Donc, je n’ai pas eu vraiment le temps de chômer si on peut dire …

Dorothée : Pourquoi as-tu choisi comme titre principal « Ma Raison » qui est aussi le titre de ton album ? Est-ce d’un point de vue musical ou plus personnel ?

Vaï : J’ai choisi ce titre pour l’album car il représente ma vie, les quinze années de Rap que j’ai derrière moi. En effet, comme je le dis dans ma chanson « Rapper est ma raison d’être », c’est ce que je fais, ce que je sais faire et cela fait partie de mon quotidien parce que pour moi rapper et composer sont à la fois un travail et un plaisir. De plus, la chanson « Ma Raison » est en 6ème position sur l’album, ce qui représente un pôle dominant et c’est ce qui m’a permis de réaliser toutes les autres chansons.

Dorothée : Selon toi, en quoi « la chanson populaire pollue la musique » ? (paroles tirées du titre « Ma Raison »)

Vaï : Selon moi, aujourd’hui, trop d’artistes font la même chose, le même style de musique, de chanson et c’est en ce sens là que je m’exprime ainsi ! Non pas que je considère que ce sont de mauvais artistes, je ne juge personne, mais je suis plus pour la nouveauté, la polyvalence et j’ai une grande volonté de me différencier ! C’est pour cette raison que pour moi, la chanson populaire reste trop souvent du déjà vu et déjà entendu !







Dorothée : Justement dans la continuité de ta réponse, qu’est-ce-qui, pour toi, te différencie des autres rappeurs actuels ?

Vaï : Mon vécu ! Nous n’avons pas le même langage, déjà par mes origines et de plus, j’ai beaucoup été influencé par le Rap américain lorsque je suis arrivé au Canada, ce qui n’est pas le cas de tous les rappeurs français car la culture musicale est différente.

Dorothée : Pourquoi n’as-tu pas fait de featuring avec des artistes plus connus dans ton album « Ma Raison » ?

Vaï : Pour cet album, j’ai souhaité collaborer avec des artistes canadiens. J’ai commencé à travailler sur un premier morceau avec Minea, ça collait bien donc on a enchaîné avec quatre autres morceaux et je ne regrette pas. C’était un choix mûrement réfléchi parce que le style est totalement différent de mon premier album solo et c’est ce que je recherchais pour mon retour !

Dorothée : Ton timbre de voix ressemble parfois à celui d’Akhenaton, surtout pour le titre « L’odeur du Dancefloor » ? T’inspires-tu du groupe IAM et de la carrière solo d’AKH ?

Vaï : Il est possible que mon grain de voix ressemble à celui d’AKH mais ma voix est telle qu’elle est et je ne peux pas la changer ! Toutefois, on pose différemment, on n’a pas le même flow ni le même univers. J’ai une vision précise du monde qui m’entoure, des messages à délivrer, une authenticité à exprimer. Ceci dit, si l’on me compare à Akhenaton, j’en suis fier car c’est un grand artiste que je respecte beaucoup…

Dorothée : Comment fais-tu pour mélanger tous ces genres musicaux (Rap, Hip-hop, Reggae, voire Rock). D’où te viennent cette inspiration musicale et cette mémoire impressionnante pour tes textes ?

Vaï : Je n’écoute pas que du Rap ! J’aime beaucoup le reggae qui reste très populaire dans certaines soirées au Canada. Pour moi, Bob Marley reste la référence. En rock, j’apprécie beaucoup Lenny Kravitz et en Rap français, j’écoutais beaucoup Mc Solaar au début. En plus, j’ai commencé comme MC et écouter du rap américain m’a aussi inspiré d'un point vue musical. J’ai appris à diversifier mes goûts musicaux et c’est ce que je cherchais à intégrer dans cet album afin de viser un large public. Quand je commence une chanson, c’est d’abord par l’instru ! Je compose mes textes dans ma tête, ce qui me donne une plus grande liberté et après le flow suit !

Dorothée : Beaucoup de chansons racontent ta lutte, ton combat pour percer seul dans le milieu. As-tu le sentiment d’être apprécié et reconnu à ta juste valeur à ce jour ?

Vaï : Je suis très content de voir comment ça se passe actuellement. J’ai fait la 1ère partie de Shym’ et ça c’était très bien passé. J’étais ravi de l’accueil qu’on m’avait réservé. Le 17 juin dernier, j’ai fait la 1ère de Rick Ross à l’Elysée Montmartre et je dois avouer que j’en suis ressorti assez fier et satisfait. J’espère que ça va continuer afin que ma carrière en France puisse évoluer.

Dorothée : Tu joins l’humour à la difficulté dans certains de tes textes ? Quelle en est ta raison ?

Vaï : Mon album est avant tout autobiographique. J’écris selon mon humeur et cela dépend de l’ambiance qui règne dans ma vie quotidienne. Parfois, je suis plus dur comme dans le titre « Infidèle » où je parle de traîtrise, plus hardcore quand je suis dans une mauvaise passe, et à d’autres moments, je tends vers l’humour comme dans le titre « Superstar ».

Dorothée : Travailles-tu toujours seul tes morceaux ou as-tu une équipe derrière toi ?

Vaï : Je réalise toujours mes compositions moi-même. Quand on rentre en studio, c’est moi qui décide ! Je connais mon texte par cœur, je n’ai pas besoin de support papier et la musique vient avec selon ce que j’ai programmé. Si après, je souhaite ajouter un bassiste, un guitariste, ça vient au moment où je le ressens mais je ne prévois pas à l’avance car je sais avant tout ce que moi je veux !

Dorothée : As-tu un grand concert en prévision pour la promotion de ton nouvel album ?

Vaï : En effet, je vais faire la promotion de mon album chez moi. La seule date fixée à ce jour est celle du 5 juillet à l’Elysée Montmartre. J’ai aussi une tournée de prévue au Canada cet été mais rien encore de prévu sur le sol français.

Dorothée : As-tu déjà de futurs projets ? Si oui, lesquels ? Solo ou en collabo ?

Vaï : Oui, déjà l’album « Ma Raison » sort en France le 23 juin mais ne sort que le 8 juillet à Montréal. C’est une question de stratégie afin de voir ce que pense d’abord le public français par qui je dois encore me faire connaître. J’ai de nouveaux projets, notamment un prochain album sur lequel je travaille déjà beaucoup. J’ai réalisé une compile « Les yeux dans la banlieue » avec Goldfinger à Montreuil qui sortira à la rentrée 2008. Ca s’est super bien déroulé et j’attends de voir le résultat. Le 20 juin, j’ai fait un show avec Estelle pour « Planète Rap ». J’aime beaucoup sa musique notamment « American Boy ». Enfin, je vais aussi travailler sur l’album de Minea, artiste canadien, avec lequel j’ai fait plusieurs morceaux sur mon album.

Dorothée : Est-ce grâce à tes 10 ans de carrière que tu es « solide comme un rock » ?

Vaï : Exactement ! C’est mon vécu qui m’a fait évolué et me permettre d’être là où j’en suis aujourd’hui.

Propos recueillis par Dorothée Rohr

Interview exclusive réalisée par Shotactu.com – Reproduction interdite sans autorisation ©

http://www.shotactu.com/?page=interviews,details&contenu=17



Par Dorothée - Publié dans : Interviews chanteurs / chanteuses
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 12:04

« Lil Thug c'est le gosse qu'a la classe, Le ptit boss qu'a les passes, Au style efficace»…Rien que ce refrain tiré du single « Style efficace » prouve que ce petit rappeur d’1m30 sait ce qu’il veut quand il veut et est loin de se laisser marcher sur les pieds ! Simple, amusant, jeune, c’est vrai mais il possède un bagout et une ambition rare pour les jeunes de son âge ! Pour marquer la sortie le 23 juin de son 1er album intitulé « Inclassable », Shotactu a rencontré « the kid » qui, du haut de ses 13 printemps, semble né avec un micro à la bouche et a tout d’un vrai petit prodige !

Dorothée : Pour commencer, question bateau, tu ne trouves pas étrange d’être connu à tout juste 13 ans ? Tu dois être la star de ton école en fait !

Lil Thug : (rires) Non, pas vraiment car à l’école, c’est Marvin et dans la musique, c’est Lil Thug, donc deux personnes différentes pour moi ! C’est sûr que d’être connu et de faire de la musique ne passent pas inaperçu mais je reste comme je suis !

Dorothée : Tu dois donc pouvoir changer de copines comme de chemises ?

Lil Thug : Si je voulais, je le ferais car c’est sûr que ça aide ! Mais ça m’intéresse pas car pour moi, une fille n’est pas un objet …

Dorothée : Tu le dis toi-même dans un de tes single, est ce que ton style est vraiment efficace ?

Lil Thug : Bah oui, je pense car je suis le seul enfant en France qui fait du Rap !

Dorothée : Ton premier album « Inclassable » est dans les bacs depuis le 23 juin. Peux-tu nous le décrire ?

Lil Thug : Cet album raconte ma vie, mon travail en studio avec mon père, et surtout que je suis différent dans le monde du Rap et que je n’ai pas peur !

Dorothée : Ton style, c’est plutôt le Dirty South ? Qu’est ce que c’est exactement ?

Lil Thug : Bah en fait, c’est un style de musique très énergique ! Ça vient du Sud des Etats-Unis, c’est un type de rap spécial ! Les gens se poussent, se tapent, l’ambiance est carrément démesurée, le style de chanson un peu décalé …

Dorothée : Pourquoi Lil Thug comme surnom ? C’était pour faire le Lil Bow Wow à la française en fait !

Lil Thug : (rires) Oui, c’est mes collègues de bureau ! Non, je rigole, c’est pas vrai ! En fait, j’ai choisi Lil Thug comme nom dans la musique car c’est un mix des deux noms de mes héros favoris. Donc, j’ai pris Lil Jon + Slim Thug et ça a donné Lil Thug. En plus, si on traduit en français, ça veut dire « petite canaille » ou « ptit voyou » et c’est comme ça qu’on me surnomme aussi parfois !

Dorothée : Les mauvaises langues disent que tu es arrivé jusqu’ici en grande partie grâce à ton père, Seno. Qu’est ce que tu as envie de leur répondre ?

Lil Thug : (rires) Non ça se fait pas de dire ça !

Dorothée : Si au contraire, n’hésites pas à dire ce que tu penses !

Lil Thug : (rires) Bah je dirais « Fuck tout le monde »… Si je suis arrivé là où j’en suis, c’est par moi-même ! Mon père connaissait qu’une seule personne d’un label indépendant et après c’est moi qui ait fait tout le reste ! C’est pas parce que je suis jeune que je peux pas me débrouiller tout seul !







Dorothée : Ne crains-tu pas d’être blasé par le Rap rapidement ?

Lil Thug : Non, tant que j’aime la musique, je ferais du Rap ! Je me suis toujours dit que je ferais ce que veux en fonction de mes envies… Si un jour, j’en ai marre, bah j’arrêterais, voilà !

Dorothée : Tu dis que l’école passe avant tout, on comprend que tu veuilles assurer ton avenir. Mais honnêtement à ce jour, te vois-tu loin de l’univers musical vu que tu y es bercé depuis bébé ? Et pour cause, il est impossible d’oublier que tu montais sur scène déjà à 7 ans en clamant « Que du crunk et de la west dans mon biberon » !

Lil Thug : C’est vrai que l’école, c’est important car ça fait partie de ma vie, de mon train train quotidien. Donc, je sais rester sérieux et bosser quand il faut ! Après la musique reste avant tout un loisir. Je préfère me rendre au studio pour faire une chanson ou mixer plutôt que traîner dehors, brûler des voitures ou tout casser…

Dorothée : Avec un tel succès, le rôle de tes parents doit être primordial pour garder la tête sur les épaules ?

Lil Thug : Oui, c’est vrai que mes parents me soutiennent et m’entourent beaucoup, surtout mon père. Quand je vais au studio, il vient souvent avec moi vu qu’il a fait de la musique aussi, il me comprend ! C’est cool de pouvoir partager sa passion avec son père et on s’entend super bien !

Dorothée : En dehors de la zik, est-ce que tu as d’autres délires ou des passions ?

Lil Thug : Avant tout, c’est le foot avec mes potes. J’ai fait aussi de la boxe Thaï pendant un moment mais j’ai arrêté il y a peu de temps car j’ai préféré me consacrer à la musique !

Dorothée : Un dernier mot pour les lecteurs de Shotactu ?

Lil Thug : (rires) Allez acheter mon album par vingtaine ! Vous ne serez pas déçus…


Propos
recueillis par Dorothée Rohr

Interview exclusive réalisée par Shotactu.com – Reproduction interdite sans autorisation ©


http://www.shotactu.com/?page=interviews,details&contenu=19

Par Dorothée - Publié dans : Interviews chanteurs / chanteuses
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