Partager l'article ! Quand KASSOVITZ rejoint KERY JAMES: Depuis Fierrot le pou, Métisse ou encore La Haine, on connaît la passion de Mathieu Kassovitz ...
Depuis Fierrot le pou, Métisse ou encore La Haine, on connaît la
passion de Mathieu Kassovitz pour le hip-hop et la rue. Le réalisateur français vient de tourner le clip d'une chanson coup de poing du rappeur Kery James, tirée de son album A l'ombre du
show business. Son titre? X&Y. L'histoire glaçante, racontée à rebours, d'un crime crapuleux.
Imaginez alors l'alliance entre un réalisateur (Mathieu Kassovitz) de talent pour son originalité et un rappeur (Kéry James) plus que connu pour ses textes violents, réalistes et recherchés. La
collaboration entre Mathieu Kassovitz et Kery James a donné naissance à une fiction impressionnante de plus de six minutes :
http://fr.youtube.com/watch?v=_m8xs4rxSqg
Alors qu'est ce qui a donné l'attrait à Kassovitz de
rencontrer Kéry James afin de réaliser un clip de grand talent ?
Kassovitz a choisi un style « réaliste, pas fantasmé. L'esthétique de la rue ». Quant à Kery James, il savoure son plaisir de tourner avec le réalisateur de « la Haine », selon
lui « un des rares longs-métrages à raconter ce qui se passe en banlieue ».
Tout est décrit avec finesse et le texte comme l'image dénoncent les vices de la société : flics ripous, drogues, meurtres "Ils brûlent des corps dans cette forêt" , les dangers de la
rue "Tu veux goûter la rue, t'en payes les frais", l'argent, le voyou, le psychopathe, les jeunes qui grandissent trop vte "entre la petite délinquance et le grand banditisme"
...
Le clip appuie un thème cher au rappeur Kery James : le crime ne paie pas, il n'ouvre que deux issues, la mort ou la prison. Un chef-d'œuvre contemporain pour certain ; un début de polémique pour
d’autre. Et oui, personne n'aime ce qui dérange mais ce n'ets que le simple reflet d'une société en dérision !
Ce film n'envisage ni une stigmatisation de la banlieue, ni une incitation à la violence mais un moyen larvé de dégager une réflexion raisonnable sur le sujet que beaucoup
cherchent à enterrer.
Espérons que le traditionalisme français et que l’étroitesse d’esprits des syndicats de police ne viennent pas troubler une nouvelle fois l’élan créatif des artistes français.
Dorothée
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